En quelques mots, la cartographie géomorphologique est une représentation des dépôts et des formes créées par des processus naturels, en général liés des mécanismes d’érosion. Chaque domaine morphogénétique est représenté par une couleur, par exemple le vert pour le fluviatile. Des symboles en surcharge viennent souligner les formes, par exemple un trait pointillé violet foncé pour une moraine.
Il existe de nombreux types de cartes géomorphologiques et il n’existe pas réellement de consensus sur les codes de couleurs et les symboles associés. La méthode utilisée par l’Université de Lausanne (UNIL) est une solution simple et bien adaptée au milieu de montagne. Les couleurs ont été défini en format informatique (RGB ou CMJN) et correspondent à des références de crayons de couleurs disponibles dans le commerce (marque Caran d’Ache), ce qui est particulièrement utile pour dessiner les minutes de terrain à la main.
La légende de l’UNIL est disponible sur ce lien.
Les relevés sont généralement réalisés en croisant des missions de terrain avec l’interprétation de photographies aériennes verticales. L’arrivée des drones et de la photogrammétrie à très haute résolution ouvre de nouveaux champs de recherche pour des observations bien plus précises et surtout la quantification des volumes mis en jeux par les phénomènes d’érosion-sédimentation.
Quelques cartes géomorphologiques de la rive gauche du Haut Arc sont disponibles ci-dessous. Attention, ces relevés datent de 2003-2005 (15ans déjà!) et les surfaces de glace ont bien reculées depuis…





