Actualité
Sept 2023 – Panne de la transmission des données : le serveur Raspberry Pi qui collecte les données et transmet les données est en panne. Il est en cours de remplacement.
Localisation
La station se situe à Saint André (73500) en Savoie, région Auvergne-Rhône-Alpes.
Longitude: 6° 37.20′ E
Latitude: 45° 12.00′ N
Altitude: 1100 mètres
Matériel
La station est implantée sur le versant adret (exposition sud) de la vallée de la Maurienne.
C’est une station météo Freetec Px1117, datant de Décembre 2009. Elle est pleinement opérationnelle depuis le 01/01/2010 et enregistre les données toutes les 10min.
Elle est couplée à une carte Raspberry Pi depuis le 01/01/2022 pour le transfert des données sur le web.
Cette station a 2 avantages majeurs : une mémoire interne de 4000 jeux de données et un port USB, ce qui facilite grandement les communications avec un PC. Le kit est constitué de capteurs extérieurs communiquant par radio avec une base. L’écran tactile de la base est certes pratique, mais n’apporte pas de plus value majeur au matériel et introduit une source de fragilité supplémentaire.
Cette station est à un bon rapport qualité/prix sur cette gamme de station, moyennant quelques modifications dans son installation (augmentation de la section du pluviomètre et abri extérieur).

La base
Elle mesure la pression atmosphérique, température et humidité intérieure. Elle doit impérativement être conservée dans un bâtiment pour limiter les effets de dérives thermiques sur la mesure de pression (mal compensée). Une température de 20°C +/- 5°C permet de garantir à peu près les mesures barométriques. Ce problème est probablement similaire sur les stations La Crosse (vérifié il y a quelques années sur une WS2300). A noter que la base peut être alimentée via le port USB, prolongeant la durée de vie des piles.
Les capteurs externes
L’anémomètre est de type « Robinson » (demi-coquilles), mais la taille des coquilles est bien inférieure aux standards en vigueur (6cm de diamètre). La girouette est séparée de l’anémomètre, tous deux montés sur un petit bras horizontal. Les valeurs de l’anémomètre sont sous-évaluées (test en double avec une station « pro » et un anémomètre Young)
Le pluviomètre
Le pluviomètre est très basique, avec une section de captage très petite. Le système de mesure est classique avec des augets basculants devant un capteur ILS (fermeture de contact). La base compte ensuite les impulsions sur chaque intervalle de mesure. Le pluviomètre d’origine a été remplacé par un pluviomètre La Crosse (modèle WS2300-16 pour les stations de la classe WS2300, acheté comme pièce détaché sur le site nouveauxobjets.com), sur lequel a été monté un entonnoir de 16cm de diamètre (section de 200cm²) pour le rendre conforme à la norme OMM (Organisation Météorologique Mondiale). Il est toutefois possible de garder le pluviomètre d’origine de la PX1117 et de lui adjoindre un entonnoir pour accroître sa surface de captage. Cette opération est à conseiller sur les pluviomètres La Crosse pour atteindre le seuil de 200cm². Il suffit ensuite d’étalonner le capteur (par introduction d’une quantité connue d’eau en goutte à goutte).
Installation
Installation des capteurs extérieurs : mât en aluminium de 3m de haut. La surface du sol est hétérogène (pelouse, rochers, murs, …). Le pluviomètre et thermomètre extérieur sont installés à 1,7mètre de haut. Les capteurs de température et d’humidité sont abrités dans un abri à persiennes.

Cette installation n’est pas conforme aux normes météo: présence d’arbres à proximité, état de surface du sol, pente, …). Cependant, cette implantation reste la seule possible dans la place disponible (terrain en pente et rocailleux). Il faut donc rester critique sur les données.
Contexte climatique local : zone interne des Alpes, assèchement des masses d’air par les massifs successifs (Massif Central, chaînons préalpins, massifs externes comme les Belledonnes). Les précipitations sont donc anormalement faibles, proche de 500mm/an. Les perturbations provenant du piémont italien débordent ponctuellement sur la vallée, mais ne suffisent pas à compenser les déficits hydriques.
Sur la station de St André, le pluviomètre n’est pas muni de dispositif de chauffage. Les valeurs de précipitations hivernales sont donc souvent inexploitables (novembre à mars-avril), les précipitations étant principalement sous forme de neige.
Le pluviomètre et l’anémomètre sont reliés au transmetteur comportant également les capteurs de température de l’air et d’hygrométrie extérieur. Le boîtier renfermant le capteur de température est protégé par un petit abri à coupelles en plastique. L’effet de protection contre le rayonnement solaire est très médiocre et nécessite de placer ce boîtier dans un abri spécifique. Il s’agit d’un mini abri en bois à persienne sur 2 faces, fabriqué en contre plaqué de 5mm. Pour limiter les effets d’échauffement diurnes, un ventilateur a été placé à sa base et relié à un petit panneau solaire (0,5Wc). Une double calibration a été réalisée avec un abri type Météo-France et un abri à ventilation permanente, tous deux munis de thermocouples K. Les écarts restent inférieurs à 0,5°C avec le mini abri à ventilation variable. Cette expérience a également montré que l’abri d’origine, sans protection autre que les coupelles en plastique, accuse des écarts atteignant 7 à 8 °C par rapport à l’abri de type Météo-France… Le thermomètre devient alors une sorte de pyranomètre !