Le principe de la photogrammétrie appliquée à des relevés topographiques est de prendre une série de photos avec un fort recouvrement et d’appliquer un traitement informatique pour restituer un relief en 3D. Très schématiquement, l’ordinateur interprète deux images qui se recouvrent pour calculer le relief, un peu à la manière de nos deux yeux qui permettent d’apprécier la profondeur de notre espace. Cette méthode est appliquée à des milliers de photos enregistrées par un drone qui suit une trajectoire automatique.

Les vols sont réalisés avec un drone enregistré auprès de la DGAC et respectent la réglementation en vigueur pour la pratique de aéromodélisme (notamment le vol à vue avec reprise à tout instant des commandes, télépilote formé, altitude sol inférieure à 120m, absence de personnes ou animaux sous le drone, …).
Des tests préliminaires de relevés photogrammétriques ont été réalisés entre 2017 et 2019 avec un drone grand public à voilures tournantes. Les premiers résultats sont encourageants et ouvrent des champs de recherche novateurs pour le suivi des glaciers. Cette méthode va devenir l’un des axes majeur du suivi du glacier du Baounet pour la prochaine décennie avec des résolutions d’image inédites (quelques cm/pixel).

Après un long traitement photogrammétrique, l’un des résultats est une visualisation 3D interactive qui permet d’explorer virtuellement la surface du glacier.

A terme, l’objectif est de quantifier les variations de volume de glace et de les corréler avec les mesures hydrologiques réalisés par la station de mesure.