Ensemble, observons et documentons la disparition des glaciers de Haute Maurienne pour les générations futures.
Ce projet entre dans le cadre de la « Décennie pour les Sciences Cryosphériques » initiée par l’UNESCO.
Les glaciers de Haute Maurienne, comme la plupart des glaciers alpins sont en train de disparaître sous nos yeux. D’ici 10ans, la plupart d’entre eux auront totalement fondu.
Nous avons donc 10ans pour documenter cette disparition pour les futures générations et surtout anticiper les impacts hydrologiques induits, en particulier sur les ressources en eau : hydroélectricité, neige de culture, irrigation, eau potable….
Objectifs de financement
Nous avons besoin de vous pour financer du matériel de télémesure hydrologique et météorologique sur 3 sites choisis pour leur complémentarité. La campagne de dons propose donc 3 paliers correspondants à ces 3 sites :
– 2000 à 2500€ pour équiper le site des Sources de l’Arc : deux bassins versants, l’un récemment déglacé, l’autre refermant encore 3 glaciers en recul accéléré. Ce site permettrait d’anticiper les impacts de la disparition des glaciers sur les régimes des cours d’eau en amont de tout aménagement hydro-électrique.
– 4500€ pour équiper en plus le site du glacier du Baounet dans la vallée d’Avérole. Ce site est suivi depuis 2002, mais le matériel vieillissant manque de fiabilité et doit être renouveler. Ce site permet de mieux comprendre les mécanismes de fusion des glaciers, de suivre les impacts de réchauffement sur la dynamique glaciaire et de modéliser la fusion de la glace à une échelle de temps très fine (journalière).
-6000€ pour équiper en plus le Doron de Termignon, torrent issu d’un des plus grand champs de glace de France (Dômes de la Vanoise). Le site est déjà équipé d’une station mesurant uniquement la hauteur d’eau. Nous avons besoin en plus de la conductivité électrique et de la turbidité pour pouvoir suivre ces glaciers correctement.

Votre contribution : nous aider à financer l’achat et la maintenance du matériel
Notre contribution : complément au financement du matériel + fourniture bénévole de la main d’œuvre pour l’installation, la maintenance des équipements et le traitement des données.
En savoir plus sur le projet de recherche
Ce projet entre dans le cadre de la « Décennie pour les Sciences Cryosphériques » initiée par l’UNESCO.
Matériel prévu
Le matériel a bien progressé ces dernière année et de nouveaux systèmes de mesures fiables à moindre coûts sont apparus. Toutefois, ce matériel reste cher à financer seul, surtout avec l’objectif de partage des résultats et donc un accès rapide et en continu aux mesures.
Pour le matériel, le choix s’est porté sur la technologie LoRAWAN qui permet d’accéder et de gérer à distance les instruments. Malheureusement, le réseau LoRAWAN public couvre très mal les zones de montagne et il est nécessaire de mettre en place des passerelles de connexion en 4G. Ces passerelles sont relativement couteuse et nécessite une alimentation solaire conséquente (module solaire, batterie, structure porteuse).

Le projet reposerait sur 3 sites d’observation en continu (monitoring) et complémentaires:
- le secteur de l’Ecot (en amont de la prise d’eau EDF) : une passerelle LoRAWAN + 2 stations hydrologiques (débit/conductivité électrique/température de l’eau/turbidité) + 1 station météo
- le secteur de Termignon (Doron de Termignon) : une passerelle LoRAWAN + 1 station hydrologique (débit/conductivité électrique/température de l’eau/turbidité)
- le secteur d’Avérole (glacier du Baounet) : une passerelle LoRAWAN + 1 station hydrologique (débit/conductivité électrique/température de l’eau/turbidité) + 1 station météo
Pour mener à bien le projet, le besoin de financement serait de l’ordre de 6000€ pour financer la majeure partie du matériel et son exploitation pendant 10ans.
3 paliers peuvent être découpés, correspondant à chacun des sites prévus :
A ce jour, le plus urgent serait d’équiper le site de l’Ecot pour lequel il n’y a aucune mesure en cours et avec un fort enjeu pour anticiper les impacts hydrologiques de la disparition des glaciers.
Le site du glacier du Baounet est actuellement équipé avec du matériel low cost non connecté. Le site du Baounet est inaccessible 9 à 10 mois et se situe à 2800m d’altitude, ce qui complique fortement l’entretien. La télémesure permettrait de fiabiliser le suivi et de détecter rapidement les pannes pour cibler les interventions de terrain. De même, le passage d’un à trois sites de mesures implique de pouvoir gérer à distance le matériel pour que le projet reste faisable en terme de ressources humaines.
Le site de Termignon est actuellement partiellement équipé avec une petite station low cost non connectée en complément de la station de la DREAL actuellement en panne. Cette station est facile d’accès, quasiment toute l’année. Elle est donc moins prioritaire en terme d’équipement pour de la télémesure, d’autant que lorsque la station de la DREAL sera remise en service, les données de hauteurs d’eau seront à nouveau consultable gratuitement sur le site de Hydroportail.
Le plus cher dans un projet de recherche de ce type reste la main d’oeuvre, quasiment impossible à financer (plusieurs centaines de milliers d’euros avec l’ensemble des charges)… d’où le choix de travailler bénévolement sur ce projet! La part du matériel reste un poste important à financer et nécessite votre soutien.
Pourquoi ne pas faire financer ce projet par un laboratoire de recherche ou l’État?
Le glacier du Baounet a été équipé initialement par le laboratoire EDYTEM (Université de Savoie Mont Blanc) dans le cadre d’une thèse. A la fin de la thèse, la matériel aurait dû être démonté. En accord avec le laboratoire, ce matériel a été maintenu bénévolement jusqu’à sa destruction en 2015 par une avalanche. Il a été depuis remplacé par un système low cost, plus fragile et moins fiable. Il est très difficile de faire rentrer ce type d’étude dans un projet de recherche financé par une Université, le CNRS ou l’ANR (Agence Nationale pour la Recherche) qui privilégie les programmes avec de très gros budgets et des collaborations internationales.
En attendant, nous ne pouvons regarder sans agir! Chaque année perdue correspond à des données climatiques irrémédiablement perdues. L’urgence climatique nous commande d’agir très rapidement et d’anticiper des impacts qui seront probablement très forts sur notre quotidien.
